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Le doux animal

J’étendrai mes bras jusqu’à ce que vienne les mondes
Et que les navires épars et apathiques
Voguent sur mes veines turbulents et lointaines

Debout sur un bûcher éteint
Fort comme les échos de mes sanglots
Je regarde dans l’obscurité
Et me laisse tomber lentement sur le sol

Les vents bataille avec la pluie de feuille
Marques fraîches sur la terre
Je respire avec la tempête
Et laisse la saleté envahir mes cheveux et mon esprit

La folie inaugure mes nouvelles pensées
Pendant que je me penche sur cet horizon perdu
Et je ne suis plus rien d’autres
Que mes mots aigres
Et quelques maux de tête

J’espère que demain un doux animal
Viendra me consoler de son corps affectueux
Et lavera sur les rivages qui coulent devant moi
La tristesse indestructible qui me cache

Hypnotisé par ses yeux perçants
Charmé par ses cris perçants de prédicateur
Une nouvelle humanité monotone
Jaillira de moi
Et ce rêve fantasmé de normalité
Montera en moi pour cette réalité
Froide et glaciale
Qu’on peut sentir
Et toucher

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